Le soundpainting c’est quoi ?

Un spectacle pluriel et vivant !

Walter Thompson

Walter Thompson

Le SOUNDPAINTING est un langage uniquement basé sur des conventions gestuelles (plus de 1000 signes en 2015), créé et développé par Walter Thompson, chef d’orchestre et musicien new-yorkais. Cette technique permet de réaliser des performances d’improvisation en temps réel et de s’adresser simultanément à des musiciens, des comédiens, des danseurs, des plasticiens, des cinéastes, des techniciens du son ou de la lumière… La syntaxe du Soundpainting est composée de 4 parties : gestuelles du QUI, du QUOI, du COMMENT et du QUAND. Ces signes peuvent être groupés en différentes catégories, selon le type de réaction qui est demandé aux participants : Sections (individuellement ou par groupes), Rythmes (tempos, types de mesure), Genres (styles de musique), Indications Tonales (tonalités, accords, modes, suite harmonique), Fonctions (modes de jeu), Concepts (textures sonores, visuelles), Palettes (insertion de musique écrite ou non, chorégraphie,images, texte… prédéfinis). Les participants peuvent être, dans leurs domaines respectifs, de tous âges, de tous niveaux, de toutes cultures, de toute expérience, de tout esthétique.

Le premier stade est consacré à l’apprentissage des signes, le second amène à savoir réagir à toutes les subtilités de ce langage et le troisième, le plus important bien évidemment, étant d’être capable de s’exprimer, à son plus haut niveau, dans le cadre demandé. Le Soundpainting est maintenant un système complet, un langage suffisamment évolué, pour permettre de réaliser, en toute spontanéité, aussi bien des concerts entiers que des performances théâtrales ou chorégraphiques, des musiques de films, des applications pédagogiques. C’est un langage évolutif, en ce sens qu’il continue à être développé, amélioré, enrichi, en particulier lors de la réunion annuelle des «Soundpainters», venant des quatre coins du monde, occasion pour chacun, sous la direction de Walter Thompson, de confronter sa propre expérience à celle des autres.

Cette approche bouleverse les conventions propres à chaque discipline, qu’il s’agisse de musique, de dramaturgie, de danse, d’image, de son… et demande à chacun de sortir des limitations du monde qui lui est propre. Les participants n’ont pas la possibilité de prévoir dans quelle direction va les amener le « Soundpainter » et doivent simplement se conformer à ce qui leur est demandé par l’enchaînement des signes. Quant au « Soundpainter », il ne peut prédire que dans une certaine mesure le son, la musique, le dialogue, la danse, les images… qui vont résulter des signes qu’il aura choisis. Le matériau qu’il obtiendra des « performers » contribuera à construire son « œuvre » en temps réel. Cette interaction unique s’élabore au fur et à mesure de la performance et fait toute l’originalité du Soundpainting, défini aussi comme de la composition en temps réel.

© photo : Jennifer Rahfeldt